J'ai vu un nuage
dans le coeur de la fille d'en face,
j'ai imaginé quelle forme pouvait prendre l'amour
et il s'est mis à pleuvoir
dans le coeur de la fille d'en face.
J'ai voulu me balader
dans le champs fleuri
de la robe de la fille d'en face,
mais j'ai trébuché sur ses lèvres.
J'ai voulu mourir
dans le regard de la fille d'en face,
mais son sourire m'a prié
de vivre.
J'ai navigué le long du ventre
de la fille d'en face,
j'ai gravé sur ses bras
des statues maya,
des pyramides et des châteaux -
j'ai percé dans ses yeux
le secret de l'univers
résolu des équations impossibles,
j'ai fais le tour du monde
sur ses boucles d'oreille,
ses bracelet et ses bibelots
mon servi de bateau.
Le long du voyage en tram,
j'ai vécu avec la fille d'en face -
mon amour est sur les rails
mais ne sait pas où s'arrêter,
mon amour est une écaille
qui ne demande qu'à s'habiller.
mardi 29 novembre 2011
Comme une odeur de brûlé sur les doigts
Le soir arrive à petits pas,
Sans prévenir.
Sur le chemin de la gare,
Les doutes me rongent,
Comme un virus qui gagne du terrain.
L’amour est-il encore loin ?
Devant l'angoisse qui guette,
Je poserai bien ma tête sur les rails
Pour tout exposer au grand jour.
Mais l’idée me parait risible,
il n’y a pas de soleil aujourd’hui.
Non,
Je vais attendre
de voir encore un peu
Ce que le monde peut m’offrir.
Je vais attendre le prochain bouquet de rose,
Le prochain battement de cœur,
Le prochain souffle,
Tant que mes yeux ne sont pas encore
Tout à fait vitreux.
Sous les reflets des cuivres
Et des beats électro
Je me laisse envahir de son odeur,
De sa tendresse,
Et la solitude me donne soudainement
Une violente nausée –
Cela semble faire bien trop longtemps
que je porte mes jours seul
Et je commence à perdre la boule.
Le cœur ne brûle pas bien
Sans un autre cœur dans la cheminé.
La légèreté qui m’habite
quand je viens de la voir
Est aujourd’hui un nuage sombre
Au dessus de ma tête.
Il y a dix minutes,
j'avais ma langue
accrochée à la sienne,
son âme entre les doigts
et ses cuisses entrelacées
dans mes draps.
Puis le temps a repris son droit
Et je l’ai abandonné sur le parking
Après trois longs baisers.
Je me suis senti comme une merde froide
Avec une âme damnée.
On n'abandonne pas une belle femme
avec le regard d'un mort.
Le soir est tombé,
Sans prévenir.
Ma chambre est envahie
Par le patchouli,
Mon cœur est traversé par des spasmes
D’absence et de vide.
Chaque respiration
Est un coup de poignard,
Chaque battement de cil
Semble être le dernier.
Mais ce soir,
elle a laissé un papillon-rêve
dans mes étoiles
et je ne le laisserai pas s'envoler.
Sans prévenir.
Sur le chemin de la gare,
Les doutes me rongent,
Comme un virus qui gagne du terrain.
L’amour est-il encore loin ?
Devant l'angoisse qui guette,
Je poserai bien ma tête sur les rails
Pour tout exposer au grand jour.
Mais l’idée me parait risible,
il n’y a pas de soleil aujourd’hui.
Non,
Je vais attendre
de voir encore un peu
Ce que le monde peut m’offrir.
Je vais attendre le prochain bouquet de rose,
Le prochain battement de cœur,
Le prochain souffle,
Tant que mes yeux ne sont pas encore
Tout à fait vitreux.
Sous les reflets des cuivres
Et des beats électro
Je me laisse envahir de son odeur,
De sa tendresse,
Et la solitude me donne soudainement
Une violente nausée –
Cela semble faire bien trop longtemps
que je porte mes jours seul
Et je commence à perdre la boule.
Le cœur ne brûle pas bien
Sans un autre cœur dans la cheminé.
La légèreté qui m’habite
quand je viens de la voir
Est aujourd’hui un nuage sombre
Au dessus de ma tête.
Il y a dix minutes,
j'avais ma langue
accrochée à la sienne,
son âme entre les doigts
et ses cuisses entrelacées
dans mes draps.
Puis le temps a repris son droit
Et je l’ai abandonné sur le parking
Après trois longs baisers.
Je me suis senti comme une merde froide
Avec une âme damnée.
On n'abandonne pas une belle femme
avec le regard d'un mort.
Le soir est tombé,
Sans prévenir.
Ma chambre est envahie
Par le patchouli,
Mon cœur est traversé par des spasmes
D’absence et de vide.
Chaque respiration
Est un coup de poignard,
Chaque battement de cil
Semble être le dernier.
Mais ce soir,
elle a laissé un papillon-rêve
dans mes étoiles
et je ne le laisserai pas s'envoler.
samedi 26 novembre 2011
Mon nom est personne
Je vois mon désir s’estomper
dans un désert de bleu,
mon souffle ne s’emballe plus,
mon cœur est triste –
je pars.
Cours retrouver ton bonheur de jadis,
quand vos sourires complices
illuminaient les rues,
quand ton amour avait trouvé sa place –
avant la chute.
Je suis cousu de guenilles
et couvert des lambeaux d’autrui,
je ne suis personne,
ni l’un,
ni l’autre.
Comment tes yeux ont-ils pu s’arrêter
sur moi ?
Mon âme est trop vaste pour être explorée,
elle est comme un ciel matinal,
vaporeux, pourpre,
incertain –
magnifique.
Abandon,
ce mot effleure mes lèvres
et fait de moi un être imperceptible,
un spectre sentimental -
une ombre à ton carreau
que tu te refuses d’effacer.
Cachons nous derrière ce voile impure,
puis tentons de le déchirer
a coup de griffe
et de baiser.
Dans les méandres d’une nuit sans fin,
sans suite,
sans nom,
notre folie douce
fera des enfants
que nous mettrons en ronde
sur les draps de ton lit.
Demande-moi ce corps
dont je ne sais que faire,
fais le tient,
ouvre-le,
met le en pièce
détachées –
il n’est plus noble d’exister,
affranchi le de son héritage.
Mutile cette peau trop douce
et mêle mon sang
a tes larmes.
De ce mélange coulera une rivière étrange
où tu pourra contempler mes reflets -
alors je renaîtrai de temps à autre
pour te parler de l’amour
que je n'ais jamais retrouvé.
dans un désert de bleu,
mon souffle ne s’emballe plus,
mon cœur est triste –
je pars.
Cours retrouver ton bonheur de jadis,
quand vos sourires complices
illuminaient les rues,
quand ton amour avait trouvé sa place –
avant la chute.
Je suis cousu de guenilles
et couvert des lambeaux d’autrui,
je ne suis personne,
ni l’un,
ni l’autre.
Comment tes yeux ont-ils pu s’arrêter
sur moi ?
Mon âme est trop vaste pour être explorée,
elle est comme un ciel matinal,
vaporeux, pourpre,
incertain –
magnifique.
Abandon,
ce mot effleure mes lèvres
et fait de moi un être imperceptible,
un spectre sentimental -
une ombre à ton carreau
que tu te refuses d’effacer.
Cachons nous derrière ce voile impure,
puis tentons de le déchirer
a coup de griffe
et de baiser.
Dans les méandres d’une nuit sans fin,
sans suite,
sans nom,
notre folie douce
fera des enfants
que nous mettrons en ronde
sur les draps de ton lit.
Demande-moi ce corps
dont je ne sais que faire,
fais le tient,
ouvre-le,
met le en pièce
détachées –
il n’est plus noble d’exister,
affranchi le de son héritage.
Mutile cette peau trop douce
et mêle mon sang
a tes larmes.
De ce mélange coulera une rivière étrange
où tu pourra contempler mes reflets -
alors je renaîtrai de temps à autre
pour te parler de l’amour
que je n'ais jamais retrouvé.
vendredi 25 novembre 2011
Nos regards font leur agonie
Couchés dehors,
A même le sol,
Ils tiennent compagnie à la rue,
Comme si c’était les enfants du diable.
Le petit matin les dévore doucement,
Un peu plus chaque jour.
Bientôt, les sacs de couchage
Et les cartons humides
Ne suffiront plus –
Bientôt il faudra invoquer Dieu,
S’il existe encore.
Leurs souvenirs, ceux de l’enfance au soleil,
Ils les ont laissés dans le brouillard –
Leurs âmes sont trop fatiguées
Et avinées
Pour se remémorer le passé.
Ils sont pour nous
les ombres au tableau,
nous sommes pour eux
de simples courant d'air.
Ce sont les cendres
d'un monde qui brûle,
les golems
de notre propre détresse.
L’amour n’est plus qu’une lumière lointaine
Qui s’est estompée
Sous l’horreur du monde.
A même le sol,
Ils tiennent compagnie à la rue,
Comme si c’était les enfants du diable.
Le petit matin les dévore doucement,
Un peu plus chaque jour.
Bientôt, les sacs de couchage
Et les cartons humides
Ne suffiront plus –
Bientôt il faudra invoquer Dieu,
S’il existe encore.
Leurs souvenirs, ceux de l’enfance au soleil,
Ils les ont laissés dans le brouillard –
Leurs âmes sont trop fatiguées
Et avinées
Pour se remémorer le passé.
Ils sont pour nous
les ombres au tableau,
nous sommes pour eux
de simples courant d'air.
Ce sont les cendres
d'un monde qui brûle,
les golems
de notre propre détresse.
L’amour n’est plus qu’une lumière lointaine
Qui s’est estompée
Sous l’horreur du monde.
Collisions
Nos crient sont trop petits
Pour atteindre l’univers
Ils ne raisonnent qu’ici bas,
Vibrant le long des couloirs.
Les larmes ne sont que les miroirs
De notre cœur.
Derrière,
Notre visage n’est qu’une simple apparence.
Il n’y a ni paradis,
Ni enfer,
Il n’y a que nos vies,
Nos existences qui tentent de régner
Dans le chaos ambiant.
La mort est un ange
Qui vient nous caresser la joue,
C’est une innocente
A qui nous cherchons une faute.
Parfois le hasard fait bien les choses
Et nous apporte l’amour –
Et parfois tout s’effondre,
Sans prévenir.
D’ici là,
Tentons de garder le cap.
Pour atteindre l’univers
Ils ne raisonnent qu’ici bas,
Vibrant le long des couloirs.
Les larmes ne sont que les miroirs
De notre cœur.
Derrière,
Notre visage n’est qu’une simple apparence.
Il n’y a ni paradis,
Ni enfer,
Il n’y a que nos vies,
Nos existences qui tentent de régner
Dans le chaos ambiant.
La mort est un ange
Qui vient nous caresser la joue,
C’est une innocente
A qui nous cherchons une faute.
Parfois le hasard fait bien les choses
Et nous apporte l’amour –
Et parfois tout s’effondre,
Sans prévenir.
D’ici là,
Tentons de garder le cap.
Deux francs six sous et mon coeur qui se barre en couille
Je fais mes courses
dans une épicerie aux mille couleurs -
Je me laisse bercer par la musique d'ambiance
et le bruit de la caisse automatique (CLING !) -
Je traîne mon regard entre les bouteilles de vin -
de Gin,
de vodka,
de sky
et de bières -
mais finalement,
je m'arrête au milieu des nouilles instantanées.
Là,
une belle brune entre dans le magasin.
Tunique rayée bleue et blanche,
collants noirs,
bottines,
serre tête de couleur vive -
le panoplie parfaite
de celles qui m'arrachent le coeur.
Elle traverse les rayons
de sa démarche sure et
vient prendre une boîte de poulet frit.
Elle paye
et s'en va.
De mon côté
Je prends un sachet de nouille.
Soit un euro cinquante
De solitude.
dans une épicerie aux mille couleurs -
Je me laisse bercer par la musique d'ambiance
et le bruit de la caisse automatique (CLING !) -
Je traîne mon regard entre les bouteilles de vin -
de Gin,
de vodka,
de sky
et de bières -
mais finalement,
je m'arrête au milieu des nouilles instantanées.
Là,
une belle brune entre dans le magasin.
Tunique rayée bleue et blanche,
collants noirs,
bottines,
serre tête de couleur vive -
le panoplie parfaite
de celles qui m'arrachent le coeur.
Elle traverse les rayons
de sa démarche sure et
vient prendre une boîte de poulet frit.
Elle paye
et s'en va.
De mon côté
Je prends un sachet de nouille.
Soit un euro cinquante
De solitude.
jeudi 24 novembre 2011
Les violons de Brahms et l'amour ne font pas bon ménage
Bon sang,
J’avais oublié ces violons -
Ils me rappellent l’hiver de notre rencontre.
La nuit tombait alors plus tôt,
Et je pouvais écrire en paix.
Cette musique lancinante crépitait sur le tourne disque
Et je lisais Hemingway dans mon lit.
Je pensais à toi
Devant cette couverture bleue et ce titre écrit d’or.
Ces violons,
Je les écoutais un peu avant qu’on soit ensemble.
Je les écoutais lorsqu’on était ensemble.
Je les écoute depuis que nous ne sommes plus ensemble.
Ma foi, notre aventure fut plaisante.
Tu étais vraiment belle.
Mais notre histoire
Avait une date de péremption.
L’avenir nous a fait faux bon
Et nous avons choisi de ne pas le vivre.
Mais maintenant,
Tu me manques.
L’amour est vraiment une petite garce.
J’avais oublié ces violons -
Ils me rappellent l’hiver de notre rencontre.
La nuit tombait alors plus tôt,
Et je pouvais écrire en paix.
Cette musique lancinante crépitait sur le tourne disque
Et je lisais Hemingway dans mon lit.
Je pensais à toi
Devant cette couverture bleue et ce titre écrit d’or.
Ces violons,
Je les écoutais un peu avant qu’on soit ensemble.
Je les écoutais lorsqu’on était ensemble.
Je les écoute depuis que nous ne sommes plus ensemble.
Ma foi, notre aventure fut plaisante.
Tu étais vraiment belle.
Mais notre histoire
Avait une date de péremption.
L’avenir nous a fait faux bon
Et nous avons choisi de ne pas le vivre.
Mais maintenant,
Tu me manques.
L’amour est vraiment une petite garce.
Inscription à :
Articles (Atom)