Rien ne va plus
Les jeux sont faits –
La bourse s’effondre,
La guerre éclate,
La misère danse et chante « lalala ».
Les clodos meurent de froid,
Les désespérés se jettent sous les trains,
Les fous tuent leur famille,
Les pervers violent les joggeuses,
Les banques nous volent,
Les hommes politiques restent dans leur monde.
Moi je n’arrive plus à baiser
- pas même la plus exquise des femmes –
Et c’est là mon plus grand drame.
Parfois,
j'en rigole.
jeudi 5 janvier 2012
Aussi fou qu'une nuit de tempête
Je bois un thé brûlant
Et j’écoute du blues.
Le film porno qui tournait dans ma tête
Est terminé –
Elle ne se languit plus sous mes doigts,
Nue les yeux bandés,
Menottée aux barreaux du lit.
J’ai enfin la paix,
Mais par pour longtemps, je le sais.
Juste le temps de me remettre.
Sur ma table de chevet,
Bukowski,
Fante,
Selby Jr,
Tous ces génies
Qui se prenaient pour des ratés.
Proust, Baudelaire, Rimbaud,
Ces vieux fous,
N’arrivent pas à me rendre jaloux.
Les français ont le cul trop serrés
Pour me faire croire que je deviendrai écrivain.
La main dans le pantalon,
J’écoute les cris des maudits
Qui traverse la brume.
Le monde murmure à ma porte,
Il ressemble à un vieil arbre ivre,
Ridé, portant les stigmates de nos erreurs,
Des racines longues comme le fond des âges.
Il passe la tête dans l’ouverture de ma porte
Et me souffle :
« Hé petit, il n’y en a plus pour très longtemps,
Je suis en train de m’effondrer ».
Alors je lui répond :
« Effondre-toi tant que tu veux,
Mais donne-moi de quoi baiser une dernière fois
Sale fils de pute.
La dernière n’a même pas essayé de m’offrir son cul
Et m’a surement déjà oublié. »
Une fille qui m’embrasse
Est trop précieuse pour que je l’oublie.
Et j’écoute du blues.
Le film porno qui tournait dans ma tête
Est terminé –
Elle ne se languit plus sous mes doigts,
Nue les yeux bandés,
Menottée aux barreaux du lit.
J’ai enfin la paix,
Mais par pour longtemps, je le sais.
Juste le temps de me remettre.
Sur ma table de chevet,
Bukowski,
Fante,
Selby Jr,
Tous ces génies
Qui se prenaient pour des ratés.
Proust, Baudelaire, Rimbaud,
Ces vieux fous,
N’arrivent pas à me rendre jaloux.
Les français ont le cul trop serrés
Pour me faire croire que je deviendrai écrivain.
La main dans le pantalon,
J’écoute les cris des maudits
Qui traverse la brume.
Le monde murmure à ma porte,
Il ressemble à un vieil arbre ivre,
Ridé, portant les stigmates de nos erreurs,
Des racines longues comme le fond des âges.
Il passe la tête dans l’ouverture de ma porte
Et me souffle :
« Hé petit, il n’y en a plus pour très longtemps,
Je suis en train de m’effondrer ».
Alors je lui répond :
« Effondre-toi tant que tu veux,
Mais donne-moi de quoi baiser une dernière fois
Sale fils de pute.
La dernière n’a même pas essayé de m’offrir son cul
Et m’a surement déjà oublié. »
Une fille qui m’embrasse
Est trop précieuse pour que je l’oublie.
mercredi 4 janvier 2012
Du papier et de l'encre pour brûler les scories de mon âme
J’ai cette chose qui brûle en dedans,
Ces millions de mots
Pour ces millions de mondes,
Ces millions de vers
Pour ces millions de visages.
J’ai ces mots pour le vent dans les arbres,
Pour les nuages vaporeux du matin
Et leur pourpre lointain.
J’ai ces mots pour les chemins
Et les routes inconnues,
Ces mots pour l’écume du soleil
Qui vient caresser l’horizon,
Ces mots pour la mer
Qui s’effondre sur le sable.
J’ai ces mots pour toutes ces femmes,
ces mots pour leurs jupes de couleur
et leurs collants noirs.
J'ai des mots pour elle,
Pour son mini-short en jean et sa tunique bariolée,
Pour ses cheveux rouges,
Pour son vernis,
Son manteau.
J'ai des mots
Pour ses sourires lointains –
J’ai ces mots pour son ombre,
Pour les regrets
Et le chagrin.
Face au chaos ambiant,
J’ai des mots pour tout,
Dés que hurle mon cœur,
Dés que supplie mon âme.
A la recherche du vrai,
De la beauté,
Je viens figer mon intranquilité.
J’ai même des mots
Pour l’ivrogne qui boit à sa table
Dès huit heures du matin –
Et rien ne sonne plus fort
Qu’un ivrogne qui boit à sa table
Dés huit heures du matin.
Ces millions de mots
Pour ces millions de mondes,
Ces millions de vers
Pour ces millions de visages.
J’ai ces mots pour le vent dans les arbres,
Pour les nuages vaporeux du matin
Et leur pourpre lointain.
J’ai ces mots pour les chemins
Et les routes inconnues,
Ces mots pour l’écume du soleil
Qui vient caresser l’horizon,
Ces mots pour la mer
Qui s’effondre sur le sable.
J’ai ces mots pour toutes ces femmes,
ces mots pour leurs jupes de couleur
et leurs collants noirs.
J'ai des mots pour elle,
Pour son mini-short en jean et sa tunique bariolée,
Pour ses cheveux rouges,
Pour son vernis,
Son manteau.
J'ai des mots
Pour ses sourires lointains –
J’ai ces mots pour son ombre,
Pour les regrets
Et le chagrin.
Face au chaos ambiant,
J’ai des mots pour tout,
Dés que hurle mon cœur,
Dés que supplie mon âme.
A la recherche du vrai,
De la beauté,
Je viens figer mon intranquilité.
J’ai même des mots
Pour l’ivrogne qui boit à sa table
Dès huit heures du matin –
Et rien ne sonne plus fort
Qu’un ivrogne qui boit à sa table
Dés huit heures du matin.
Mille et une choses pour une seule nuit
Je ne vois dans leurs yeux
Que les cicatrices d’une vie
Où tout se déroule dans le bon sens,
Où la folie n’a pas sa place.
Une vie où, malgré tout,
Il y a toujours quelque chose à combler -
Alors ils achètent des meubles,
Une télé pour mettre dessus,
Des tasses et des couverts,
Une voiture, des escarpins,
Un téléphone portable.
Ils achètent un canapé,
Puis encore des meubles
Et encore des tasses et des couverts,
Et encore et encore et encore.
Je ne vois dans leurs yeux
Que l’accumulation des choses
Jusque dans la mort.
Que les cicatrices d’une vie
Où tout se déroule dans le bon sens,
Où la folie n’a pas sa place.
Une vie où, malgré tout,
Il y a toujours quelque chose à combler -
Alors ils achètent des meubles,
Une télé pour mettre dessus,
Des tasses et des couverts,
Une voiture, des escarpins,
Un téléphone portable.
Ils achètent un canapé,
Puis encore des meubles
Et encore des tasses et des couverts,
Et encore et encore et encore.
Je ne vois dans leurs yeux
Que l’accumulation des choses
Jusque dans la mort.
mardi 3 janvier 2012
N'essai pas
Pour rendre hommage au vieux dégueulasse,
J'avais écris "Don't try" au dos de mon tee-shirt.
Mais elle a essayé quand même,
et bien sur,
elle a réussi.
Un coeur de verre fini toujours par gonfler
lorsque on le plonge
dans des braises chaudes.
Depuis, j'essais de vaincre mes nuits,
mais rien n'y fait.
J'ai beau tout retourner dans tous les sens,
c'est toujours moi qui fini
par me faire baiser.
J'avais écris "Don't try" au dos de mon tee-shirt.
Mais elle a essayé quand même,
et bien sur,
elle a réussi.
Un coeur de verre fini toujours par gonfler
lorsque on le plonge
dans des braises chaudes.
Depuis, j'essais de vaincre mes nuits,
mais rien n'y fait.
J'ai beau tout retourner dans tous les sens,
c'est toujours moi qui fini
par me faire baiser.
lundi 2 janvier 2012
Réfléchir au sens de la vie c'est comme chercher un angle dans un rond, ça sert à rien
C’est un jour comme une silhouette
En cape noire dans la neige –
Mystérieux.
Les arbres sont nus
Et ressemblent à des ciels étoilés,
La nuit ne s’est jamais levée aujourd’hui,
Porté par un voile humide
Et triste.
Je porte mon chemin jusqu’au prochain virage,
Juste comme ça,
Pour contredire le destin
Et aller traîner mon cœur apathique
Sur un trottoir de plus.
Devant moi les heures d’aller
Sans retour
Pour une nouvelle année.
Là, quand la terre aura trouvé son nouvel axe
Dans l’immensité absurde de la galaxie,
Nous nous étreindrons.
Puis le soleil viendra éclairer la baie vitrée,
Réchauffer les bouteilles sans bulles
Et les mets égarés.
Comme des rescapés d’une tempête,
Nous errerons dans un jour en équilibre.
Rien n’aura changé,
Ni le soleil ou la lune,
Ni les arbres ou la mer.
La terre tournera toujours en rond
Et nous tournerons toujours avec elle.
En cape noire dans la neige –
Mystérieux.
Les arbres sont nus
Et ressemblent à des ciels étoilés,
La nuit ne s’est jamais levée aujourd’hui,
Porté par un voile humide
Et triste.
Je porte mon chemin jusqu’au prochain virage,
Juste comme ça,
Pour contredire le destin
Et aller traîner mon cœur apathique
Sur un trottoir de plus.
Devant moi les heures d’aller
Sans retour
Pour une nouvelle année.
Là, quand la terre aura trouvé son nouvel axe
Dans l’immensité absurde de la galaxie,
Nous nous étreindrons.
Puis le soleil viendra éclairer la baie vitrée,
Réchauffer les bouteilles sans bulles
Et les mets égarés.
Comme des rescapés d’une tempête,
Nous errerons dans un jour en équilibre.
Rien n’aura changé,
Ni le soleil ou la lune,
Ni les arbres ou la mer.
La terre tournera toujours en rond
Et nous tournerons toujours avec elle.
Promis à l'enfer mais danser au paradis
Dans le vacarme d’une soirée que l’on brûle
Pour ne pas voir passer le temps,
Elle a surgi comme un soleil
Derrière l’horizon que j’avais poussé au loin,
Las d’attendre la lumière.
De ses deux mains étoilées,
Elle est venue me tirer de ma torpeur avinée
Sans que je puisse dire un mot.
Elle m’a jeté sous les stroboscopes
En compagnie des autres guerriers de l’arène
Et avec pour seul arme
Trois verres de ce doux mélange citron – vodka – cola.
L’alcool hurlait dans mes veines
- Et mélangée à la substance de ses yeux-sourires -
Mon cœur s’est transformé en V12.
Dans la nuit douce et humide,
J’ai donné un coup d’accélérateur.
Lucide,
Je serais resté sur le bas côté
A attendre la pluie.
Là, j’étais ivre
Et j’ai parfaitement maîtrisé le virage
Qui ma mené à ses lèvres.
Les serpents acides des basses
Sont venus animer nos corps désarticulés,
Nos baisers sonnaient dans les aigues,
L’équilibre était parfait.
Dans sa parure noire,
Elle a consumé mon obscurité,
Allant et venant
Entre les battements de cil
Et les caresses évanescentes.
La lune a pris la place du soleil
Et je suis allé me coucher -
Seul.
Puis dans le jour en ruine,
Pas un mot.
Comme une princesse fatiguée,
Elle m’a lancé des sourires
D’une douceur lumineuse –
Comme ceux d’un bouddha
Ou d’un soldat rendu fou par la guerre.
Là, entre doutes et incertitudes,
N’ayant jamais compris les codes de l’amour
D’une nuit,
J’ai cadenassé mon regard,
Caressé violemment par l’espoir
D’un autre baiser.
Puis sorti pour de bon
Des vapeurs de l’éther,
Je découvre son vrai visage :
Une déesse –
Ou bien une sirène
Qui a surement choisi le premier marin
A sa portée,
Emportée par la volonté aveugle
De combler sa solitude.
Face à ce visage si clair,
presque parfait,
de ceux dont je n'ose même pas rêver,
Mon cœur à explosé.
Chaque baisé donné à cette nuit
On alors pris le parfum du blasphème.
On ne danse pas impunément avec un ange
Lorsqu’on est damné –
On sait bien que le jour venu,
Le Diable reviendra nous couper les ailes.
Pour ne pas voir passer le temps,
Elle a surgi comme un soleil
Derrière l’horizon que j’avais poussé au loin,
Las d’attendre la lumière.
De ses deux mains étoilées,
Elle est venue me tirer de ma torpeur avinée
Sans que je puisse dire un mot.
Elle m’a jeté sous les stroboscopes
En compagnie des autres guerriers de l’arène
Et avec pour seul arme
Trois verres de ce doux mélange citron – vodka – cola.
L’alcool hurlait dans mes veines
- Et mélangée à la substance de ses yeux-sourires -
Mon cœur s’est transformé en V12.
Dans la nuit douce et humide,
J’ai donné un coup d’accélérateur.
Lucide,
Je serais resté sur le bas côté
A attendre la pluie.
Là, j’étais ivre
Et j’ai parfaitement maîtrisé le virage
Qui ma mené à ses lèvres.
Les serpents acides des basses
Sont venus animer nos corps désarticulés,
Nos baisers sonnaient dans les aigues,
L’équilibre était parfait.
Dans sa parure noire,
Elle a consumé mon obscurité,
Allant et venant
Entre les battements de cil
Et les caresses évanescentes.
La lune a pris la place du soleil
Et je suis allé me coucher -
Seul.
Puis dans le jour en ruine,
Pas un mot.
Comme une princesse fatiguée,
Elle m’a lancé des sourires
D’une douceur lumineuse –
Comme ceux d’un bouddha
Ou d’un soldat rendu fou par la guerre.
Là, entre doutes et incertitudes,
N’ayant jamais compris les codes de l’amour
D’une nuit,
J’ai cadenassé mon regard,
Caressé violemment par l’espoir
D’un autre baiser.
Puis sorti pour de bon
Des vapeurs de l’éther,
Je découvre son vrai visage :
Une déesse –
Ou bien une sirène
Qui a surement choisi le premier marin
A sa portée,
Emportée par la volonté aveugle
De combler sa solitude.
Face à ce visage si clair,
presque parfait,
de ceux dont je n'ose même pas rêver,
Mon cœur à explosé.
Chaque baisé donné à cette nuit
On alors pris le parfum du blasphème.
On ne danse pas impunément avec un ange
Lorsqu’on est damné –
On sait bien que le jour venu,
Le Diable reviendra nous couper les ailes.
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