Le mariage était terminé,
Les gens mangeaient à leur faim sur le gazon de la plaine,
Assis ou debout,
Seul ou à plusieurs.
Ils tournaient autour des mariés comme des vautours,
Parlant de fidélité, de projets d’avenir
Et d’amour.
Les félicitations fusaient,
Le vin coulait à flot,
La charcuterie défilait sur la table,
Mais finalement c’est nous les morceaux de bidoche.
Quelle mascarade.
Le seau illusoire de Dieu
Ne protège pas de la passion
Et de l’infidélité.
Je regarde tout cela de loin,
Piteusement,
Sans goût.
Puis sous les arbres titubant,
Ivres du vent de l’été,
La solitude vient poser son verni dans mon regard.
vendredi 8 octobre 2010
vendredi 17 septembre 2010
Un tout petit crime
C'est un tout petit crime
que d'avoir brisé mon coeur,
que d'avoir enterré l'amour,
comme un secret au fond de mon âme.
C'est un tout petit crime
que de m'avoir volé le sommeil,
d'avoir fait de la nuit un enfer,
de mes rêves des incendies sans fin.
C'est un tout petite crime
que de clouer ton visage devant mon regard,
d'ecorcher tes sourires
sur mes paupières trop lourdes.
C'est un tout petit crime
que de n'avoir aucune raison de se plaindre,
d'être nostalgique d'une époque révolue
et de s'oublier dans des plaintes informes.
que d'avoir brisé mon coeur,
que d'avoir enterré l'amour,
comme un secret au fond de mon âme.
C'est un tout petit crime
que de m'avoir volé le sommeil,
d'avoir fait de la nuit un enfer,
de mes rêves des incendies sans fin.
C'est un tout petite crime
que de clouer ton visage devant mon regard,
d'ecorcher tes sourires
sur mes paupières trop lourdes.
C'est un tout petit crime
que de n'avoir aucune raison de se plaindre,
d'être nostalgique d'une époque révolue
et de s'oublier dans des plaintes informes.
dimanche 8 août 2010
Laisse toi seule (mes névroses)
On ira au cinéma,
Comme tous les autres
couples sans âme.
Je te tiendrai la main,
Puis je t’embrasserai,
Un tout petit baiser.
Je te ferai l’amour,
De temps en temps,
Mais je ne suis pas très bon
Pour ces choses là.
Reste avec moi si tu le souhaite.
Oui,
aime moi si cela te chante,
Mais ne pleure pas trop,
Et ris peu.
Ne me dis pas ce que je dois faire,
Tu ne sais pas ce qui est bon pour moi
Et ce dont j’ai besoin.
Vivons une histoire d’amour,
Je t’offrirai un peu de moi
Et de mon foutu cœur.
Mais, je ne te demande qu’une seule chose :
Laisse-moi vivre
Mes névroses
En paix.
Comme tous les autres
couples sans âme.
Je te tiendrai la main,
Puis je t’embrasserai,
Un tout petit baiser.
Je te ferai l’amour,
De temps en temps,
Mais je ne suis pas très bon
Pour ces choses là.
Reste avec moi si tu le souhaite.
Oui,
aime moi si cela te chante,
Mais ne pleure pas trop,
Et ris peu.
Ne me dis pas ce que je dois faire,
Tu ne sais pas ce qui est bon pour moi
Et ce dont j’ai besoin.
Vivons une histoire d’amour,
Je t’offrirai un peu de moi
Et de mon foutu cœur.
Mais, je ne te demande qu’une seule chose :
Laisse-moi vivre
Mes névroses
En paix.
vendredi 6 août 2010
Mes cicatrices
Tu es partie rejoindre ton amour de jeunesse,
Celui que tu avais trop peu aimé,
Celui qui as attendu sagement
Que tu t’envoles de l’étreinte de mes bras.
Tu m’as aimé religieusement -
En attendant ton heure.
Cadenassant bien tes sentiments,
Ton reflet dans le miroir,
Tes longs cheveux,
Ta poitrine,
Ta féminité me manque.
Mon amour,
Que s’est t-il passé ?
On a beau essayer d’être parfait,
On ne peut pas déjouer le destin qu’offre l’amour
Et la vie.
Non, on n’éduque pas à l’amour,
On ne nous dit pas ce qu’il faut faire,
On ne nous prépare pas à ses joies,
À ses peines.
Je n’irai pas pleurer sur les trottoirs pathétiques,
Ni dans mon oreiller.
Je ne te ferais pas cette faveur.
J’irai crucifier mes sanglots sur la croix de notre amour,
J’irai crier au fond de mon cœur,
Pour que personne ne m’entende.
Les gens ne veulent pas entendre la peine d’autrui,
Chacun doit trainer son propre fardeau
Ils ne feront pas de miracle,
La réponse est au fond du tunnel.
L’errance d’un cœur brisé
Abrite une résurrection.
Je ferai ce que j’ai à faire un jour ou l’autre :
Etre heureux.
Comme tous ceux qui sont seuls,
Et qui retrouverons l’amour.
Mais pour l’instant,
Je me contente de réparer mes cicatrices.
Celui que tu avais trop peu aimé,
Celui qui as attendu sagement
Que tu t’envoles de l’étreinte de mes bras.
Tu m’as aimé religieusement -
En attendant ton heure.
Cadenassant bien tes sentiments,
Ton reflet dans le miroir,
Tes longs cheveux,
Ta poitrine,
Ta féminité me manque.
Mon amour,
Que s’est t-il passé ?
On a beau essayer d’être parfait,
On ne peut pas déjouer le destin qu’offre l’amour
Et la vie.
Non, on n’éduque pas à l’amour,
On ne nous dit pas ce qu’il faut faire,
On ne nous prépare pas à ses joies,
À ses peines.
Je n’irai pas pleurer sur les trottoirs pathétiques,
Ni dans mon oreiller.
Je ne te ferais pas cette faveur.
J’irai crucifier mes sanglots sur la croix de notre amour,
J’irai crier au fond de mon cœur,
Pour que personne ne m’entende.
Les gens ne veulent pas entendre la peine d’autrui,
Chacun doit trainer son propre fardeau
Ils ne feront pas de miracle,
La réponse est au fond du tunnel.
L’errance d’un cœur brisé
Abrite une résurrection.
Je ferai ce que j’ai à faire un jour ou l’autre :
Etre heureux.
Comme tous ceux qui sont seuls,
Et qui retrouverons l’amour.
Mais pour l’instant,
Je me contente de réparer mes cicatrices.
mardi 27 juillet 2010
N'être rien d'autre qu'un homme
Exposer la teinte de son cœur,
Pour aimer
Et être aimé.
Essayer de faire au mieux,
Pour que ça passe.
Faire comme si,
Jouer au dur
Puis craquer.
Rire et pleurer,
Se dire que l’on est rien,
Sourire face à la trajectoire inflexible
De la terre autour du soleil.
Avancer,
Reculer,
Avoir la trouille,
Réussir,
Etre heureux.
Dans les nuits avides,
Picoler,
Baiser,
S'arracher l'esprit par tous les moyens
Pour oublier un peu celles et ceux que l'on a aimés,
Pour oublier tout cours -
Pour résister à l’existence
Et au temps qui passe trop vite.
Aussi brave soit-on,
Faire face à l’éphémère,
Et à toutes ces choses superficielles
Qui nous bouffent la vie.
Se dire que ça va aller,
Se dire que la vie c’est de la merde,
Que l'amour est une supercherie
Et
Tomber amoureux,
Malgré soit,
Car personne ne résiste à la volonté du coeur.
Vivre à la lumière,
Puis raté, encore
Et retomber dans l'obscurité.
Être seul,
Et se demander pourquoi,
Avant de recommencer,
en se disant que cette fois ci
c'est la bonne.
On a tous nos fantômes,
Nos secrets inavouables,
Nos zones d’ombres
Qui s’éclaircissent les jours de pluie.
Finalement,
Qui que l’on soit,
Quoique l’on fasse,
On peut être le roi du pétrole
Ou le prince des ratés,
Sous les cèdres paisibles de la mort,
L’arrivée est la même pour tout le monde -
On est rien d’autre que des hommes.
Pour aimer
Et être aimé.
Essayer de faire au mieux,
Pour que ça passe.
Faire comme si,
Jouer au dur
Puis craquer.
Rire et pleurer,
Se dire que l’on est rien,
Sourire face à la trajectoire inflexible
De la terre autour du soleil.
Avancer,
Reculer,
Avoir la trouille,
Réussir,
Etre heureux.
Dans les nuits avides,
Picoler,
Baiser,
S'arracher l'esprit par tous les moyens
Pour oublier un peu celles et ceux que l'on a aimés,
Pour oublier tout cours -
Pour résister à l’existence
Et au temps qui passe trop vite.
Aussi brave soit-on,
Faire face à l’éphémère,
Et à toutes ces choses superficielles
Qui nous bouffent la vie.
Se dire que ça va aller,
Se dire que la vie c’est de la merde,
Que l'amour est une supercherie
Et
Tomber amoureux,
Malgré soit,
Car personne ne résiste à la volonté du coeur.
Vivre à la lumière,
Puis raté, encore
Et retomber dans l'obscurité.
Être seul,
Et se demander pourquoi,
Avant de recommencer,
en se disant que cette fois ci
c'est la bonne.
On a tous nos fantômes,
Nos secrets inavouables,
Nos zones d’ombres
Qui s’éclaircissent les jours de pluie.
Finalement,
Qui que l’on soit,
Quoique l’on fasse,
On peut être le roi du pétrole
Ou le prince des ratés,
Sous les cèdres paisibles de la mort,
L’arrivée est la même pour tout le monde -
On est rien d’autre que des hommes.
Et de mon corps
Et de mon corps
Ressortent des odeurs nauséabondes
Comme si la crasse m’avait envahie,
Comme si les doutes et le chagrin
Se putréfiaient en moi.
Et de mon corps
Ressortant ces odeurs,
Pourri de l’intérieur,
Où les peurs sont mortes
Mais empoisonnent encore
Une félicité invisible.
Et de mon corps
Ressort un amour incertain,
Et j’ai besoins de tendresse
Car je suis un enfant,
Incapable de me nourrir pleinement
D’une quelconque solitude.
Lorsque je suis seul,
Je me cultive d’un ego
Qui appartient à cette personne qui n’est pas moi.
Et de mon corps
Emane une fragilité
Qui me fait haïr les hommes,
M’interdit la sérénité et l’amour
Et m’offre la folie d’un royaume
Dont je n’ai jamais voulu la couronne.
Ressortent des odeurs nauséabondes
Comme si la crasse m’avait envahie,
Comme si les doutes et le chagrin
Se putréfiaient en moi.
Et de mon corps
Ressortant ces odeurs,
Pourri de l’intérieur,
Où les peurs sont mortes
Mais empoisonnent encore
Une félicité invisible.
Et de mon corps
Ressort un amour incertain,
Et j’ai besoins de tendresse
Car je suis un enfant,
Incapable de me nourrir pleinement
D’une quelconque solitude.
Lorsque je suis seul,
Je me cultive d’un ego
Qui appartient à cette personne qui n’est pas moi.
Et de mon corps
Emane une fragilité
Qui me fait haïr les hommes,
M’interdit la sérénité et l’amour
Et m’offre la folie d’un royaume
Dont je n’ai jamais voulu la couronne.
Le clochard de la madelaine
Tu navigues sur cette place
Assis sur ce banc vert
Déambulant sans but
Destiné à nulle part.
Parfois tu es assis en tailleur avec un vieux barbu
Ta veste militaire sur le dos
Une bouteille à la main.
Vous semblez alors deux hippies,
Deux marginaux,
Deux tâches dans le décor.
Ton visage m’est maintenant familier,
Une barbe de trois jours, bien noire,
Un crâne dégarni
Des yeux enfoncés dans de lourdes paupières,
Un visage buriné par l’abandon.
Tu traines cette grosse valise bleue
Qu’abrite-elle ?
Tu navigues sur cette place,
Accostant les piétons
Pour quelques centimes de plus-
Pour regarder dans leur voiture-
Et tu fais peur à tout le monde.
Tu traînes cette vapeur d’alcool,
Bière et vin rouge,
Prenante au nez.
Bien loin des clochards célestes
Ou de toutes les conneries du sans logis romantique
Et vagabond,
Tu semble juste un homme perdu,
Lâché par l’existence,
Malade, pauvre, triste
et un peu fou.
Comme
nous
tous.
Assis sur ce banc vert
Déambulant sans but
Destiné à nulle part.
Parfois tu es assis en tailleur avec un vieux barbu
Ta veste militaire sur le dos
Une bouteille à la main.
Vous semblez alors deux hippies,
Deux marginaux,
Deux tâches dans le décor.
Ton visage m’est maintenant familier,
Une barbe de trois jours, bien noire,
Un crâne dégarni
Des yeux enfoncés dans de lourdes paupières,
Un visage buriné par l’abandon.
Tu traines cette grosse valise bleue
Qu’abrite-elle ?
Tu navigues sur cette place,
Accostant les piétons
Pour quelques centimes de plus-
Pour regarder dans leur voiture-
Et tu fais peur à tout le monde.
Tu traînes cette vapeur d’alcool,
Bière et vin rouge,
Prenante au nez.
Bien loin des clochards célestes
Ou de toutes les conneries du sans logis romantique
Et vagabond,
Tu semble juste un homme perdu,
Lâché par l’existence,
Malade, pauvre, triste
et un peu fou.
Comme
nous
tous.
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