Il y a ses mots,
qui viennent percuter ma corde sensible,
Qui raisonnent en écho dans mon cœur meurtri
Et me font dire que je ne suis pas seul.
Dans les dédales du désespoir,
Chaque lettre vient mettre de l’ordre,
Chaque vers est un phare pour ne pas sombrer,
Chaque strophe est un tiroir
Pour ranger cette vie en bordel.
Le noir bouffe la page,
me dévore de passion
et bien sur
invoque le vieil homme
Au nez de buffle,
Au visage de mouche
et à la barbe grise.
L'éternel à tissé une toile
que l’on est pas prêt d'oublier
et que l'on tissera à l'infini
tant l’existence nous fourni de matière à remuer
et à coucher sur le papier.
En bons poètes du dimanche,
Nous attendons la vie,
Échoué sur le canapé.
Au diable la beauté,
personne n'a voulu de la notre au bar.
Sous les étoiles qui s'effacent,
nous offrons notre laideur au dimanche qui s'enlise.
Le moteur noyé à l'éther,
Le capot grand ouvert,
Nous tentons de trouver la panne –
Celle qui nous a arrêtés en plein milieu de la route vers l’amour fou.
Tandis que l'on sniffe encore
les vapeurs avinés de la nuit,
Lui s’écorche sur le mirage de cette femme aux yeux verts,
moi je tente de me faire la belle
dans les souvenirs de cette brune à la peau d’Orient.
Car tant que le passé ne redevient pas présent,
Tant qu’elle ne pense pas à moi,
Tant que rien n’invoque le timbre de sa voix,
Et les mélodies de notre amour d'antan -
Tant que tout cela ne me prend pas par surprise
Et ne me fait pas sauter le coeur,
Tant que je n’ai pas à prier
pour oublier son nom dans le creux de ma mémoire,
Je peux entrevoir l’avenir.
Mais elle retient mon amour
prisonnier de son corps figé dans les sanglots.
Et les larmes ne sèchent jamais,
car j’ai toujours le goût du sel sur mes lèvres –
et le soleil se couche souvent trop tôt
car il continu de me brûler la nuit venue.
Dans l'immensité étroite de ma peine,
chaque caresse se transforme en brûlure,
chaque baiser se mue en morsure.
Après le temps de l’amour
Vient le temps de regrets.
Après le temps du bonheur,
Vient le temps des doutes.
Après le temps des rires,
Vient le temps des pleurs.
Après le temps de vivre,
Vient le temps de mourir.
Après l'été vient l'automne,
après le soleil vient la pluie
à trop crier l'amour, je suis aphone
La vie est une tragédie.
lundi 21 mars 2011
lundi 7 mars 2011
Chaque matin son regard
Dans le bleu de son regard triste
S’étend le matin sans saveur –
Le dense feuillage de sa chevelure
Descend le long de son épaule,
Je la caresse des yeux.
Elle tapisse de noir
Le quai envahie par le mystère,
Une ombre silencieuse et sans sourire
Qui attendri mon cœur.
Sa silhouette sombre et juvénile
Vient embrumer mon regard vide,
Ses bas résilles font écho à la froideur du bitume,
Je n’ai plus qu’à implorer Dieu
Pour le maudire de ma solitude.
Je tombe amoureux chaque matin,
Malgré moi -
Enveloppé par l’espoir,
D’un horizon sans brouillard,
Envahie l’air hagard
Par cette fille aux chaussures noires.
S’étend le matin sans saveur –
Le dense feuillage de sa chevelure
Descend le long de son épaule,
Je la caresse des yeux.
Elle tapisse de noir
Le quai envahie par le mystère,
Une ombre silencieuse et sans sourire
Qui attendri mon cœur.
Sa silhouette sombre et juvénile
Vient embrumer mon regard vide,
Ses bas résilles font écho à la froideur du bitume,
Je n’ai plus qu’à implorer Dieu
Pour le maudire de ma solitude.
Je tombe amoureux chaque matin,
Malgré moi -
Enveloppé par l’espoir,
D’un horizon sans brouillard,
Envahie l’air hagard
Par cette fille aux chaussures noires.
Onze Septembre (l'amour kamikaze)
On n’a pas connu de révolution
Mais on a traversé la crise,
Les courbes de l’inflation
Pas moyen de lâché prise.
Notre histoire est un onze septembre
Tout s’en va dans un nuage de cendre -
Je peux voir les avions
S’écraser dans tes yeux,
Moi je suis comme un con
A éteindre le feu.
N’y a-t-il que l’amour
Dans cette putain de vie ?
N’y a-t-il que l’amour
Qui n’ait pas de prix ?
Le corps démembré, je danse
Une marche funèbre, en transe –
Là au milieu du salon, où ne pénètre plus le jour
J’ai perdu toute ma vie, j’ai perdu mon amour.
La pluie ruisselle le long de ta robe marine
A l’ombre d’une nuit de dérive –
On s’est oublié le temps d’un été,
Gardé le souvenir flou d’un regard,
D’une silhouette,
D’un parfum.
Désormais,
L’été ne reviendra plus.
Mais on a traversé la crise,
Les courbes de l’inflation
Pas moyen de lâché prise.
Notre histoire est un onze septembre
Tout s’en va dans un nuage de cendre -
Je peux voir les avions
S’écraser dans tes yeux,
Moi je suis comme un con
A éteindre le feu.
N’y a-t-il que l’amour
Dans cette putain de vie ?
N’y a-t-il que l’amour
Qui n’ait pas de prix ?
Le corps démembré, je danse
Une marche funèbre, en transe –
Là au milieu du salon, où ne pénètre plus le jour
J’ai perdu toute ma vie, j’ai perdu mon amour.
La pluie ruisselle le long de ta robe marine
A l’ombre d’une nuit de dérive –
On s’est oublié le temps d’un été,
Gardé le souvenir flou d’un regard,
D’une silhouette,
D’un parfum.
Désormais,
L’été ne reviendra plus.
Recteur Schmitt (et autres arrêts)
J’ai rendu visite
Aux vestiges du passé en ruine -
Là où la silhouette de nos fantômes
Se tiennent encore la main,
Nappé de souvenirs amers.
Dans le dimanche drapé d’un soleil sans goût,
Je navigue à vu,
Emprisonné par un cœur en deuil,
Noué par ta douceur qui ne reviendra jamais.
Penser à toi,
A quoi cela me sert désormais ?
Si tu n’es plus dans mes bras,
A quoi bon me dire que je t’aimais ?
Ce banc,
Ce parcours,
ces bâtiments
Ces noms de rue -
La liste s’allonge
tandis que je sombre -
Peignant une vie
Qui n’est plus la mienne,
Trainant l’ennuie
Le long de mes veines.
Aux vestiges du passé en ruine -
Là où la silhouette de nos fantômes
Se tiennent encore la main,
Nappé de souvenirs amers.
Dans le dimanche drapé d’un soleil sans goût,
Je navigue à vu,
Emprisonné par un cœur en deuil,
Noué par ta douceur qui ne reviendra jamais.
Penser à toi,
A quoi cela me sert désormais ?
Si tu n’es plus dans mes bras,
A quoi bon me dire que je t’aimais ?
Ce banc,
Ce parcours,
ces bâtiments
Ces noms de rue -
La liste s’allonge
tandis que je sombre -
Peignant une vie
Qui n’est plus la mienne,
Trainant l’ennuie
Le long de mes veines.
Tandis qu'elle ne pense pas à moi
A la vue des façades illuminées de mille feux
J’ai pensé aux gens que j’aime
J’ai niché ma mélancolie dans le noir des cieux
J’y ai caché mes dilemmes.
Tandis qu’elle ne pense pas à moi
J’imagine sa silhouette caresser New-York
Mon cœur n’est qu’un morceau de bois
Ma passion n’est qu’une pièce de troc.
J’espère que le bruit de la pendule
Ne sera jamais mon seul compagnon
Car si je vie dans une bulle
De mon âme sort aussi de jolis sons.
Je porte de l’espoir dans le regard de toutes les femmes
J’y jette ma solitude et mon envie de tendresse
Mais jamais un mot, un geste et c’est bien la mon drame
Mon corps entier devient un aveu de faiblesse.
Mon histoire avec elle est aussi éphémère qu’une ombre
Mes regrets collent à ses yeux tandis que je sombre
Quand vient le soir je les laisse me brûler tendrement
Je suis un romantique et je ne peux vivre autrement.
J’ai pensé aux gens que j’aime
J’ai niché ma mélancolie dans le noir des cieux
J’y ai caché mes dilemmes.
Tandis qu’elle ne pense pas à moi
J’imagine sa silhouette caresser New-York
Mon cœur n’est qu’un morceau de bois
Ma passion n’est qu’une pièce de troc.
J’espère que le bruit de la pendule
Ne sera jamais mon seul compagnon
Car si je vie dans une bulle
De mon âme sort aussi de jolis sons.
Je porte de l’espoir dans le regard de toutes les femmes
J’y jette ma solitude et mon envie de tendresse
Mais jamais un mot, un geste et c’est bien la mon drame
Mon corps entier devient un aveu de faiblesse.
Mon histoire avec elle est aussi éphémère qu’une ombre
Mes regrets collent à ses yeux tandis que je sombre
Quand vient le soir je les laisse me brûler tendrement
Je suis un romantique et je ne peux vivre autrement.
samedi 26 février 2011
Ressuciter les fantômes
Avec toi, j’ai caressé des pages blanches,
J’ai profité des matins qui se prolongent,
Des joies de l’amour à l’ombre du soleil qui se lève.
Sans toi, j’ai noircis mes soirées de tes mots meurtris,
J’ai souris aux passantes
Et attendu que les jours s’écoulent sans bruit.
En t’attendant, j’ai lu des livres au fond des parcs,
J’ai écris des histoires sans intérêt,
Dressés des ombres sur les parois de mon cœur endolori.
J’ai creusé ton espoir,
Libéré tes yeux des larmes,
Puis le pont qui nous reliait
S’est perdu à jamais dans la brume.
Ce soir,
Je regarde des vieilles photos de nous,
De toi,
Et je me demande :
Mais qui sont ces gens ?
J’ai profité des matins qui se prolongent,
Des joies de l’amour à l’ombre du soleil qui se lève.
Sans toi, j’ai noircis mes soirées de tes mots meurtris,
J’ai souris aux passantes
Et attendu que les jours s’écoulent sans bruit.
En t’attendant, j’ai lu des livres au fond des parcs,
J’ai écris des histoires sans intérêt,
Dressés des ombres sur les parois de mon cœur endolori.
J’ai creusé ton espoir,
Libéré tes yeux des larmes,
Puis le pont qui nous reliait
S’est perdu à jamais dans la brume.
Ce soir,
Je regarde des vieilles photos de nous,
De toi,
Et je me demande :
Mais qui sont ces gens ?
Tout allait trop bien
Aussitôt que la lumière s’est éteinte,
La trace de mes doigts sur ton corps
S’est envolée, dissipée -
Fulgurante.
A l’image de ta beauté si douce,
Tellement lumineuse,
Tellement rayonnante.
Je ne puis penser
Que j’ai caressé cette peau
Comme personne avant,
Et je me trouve indigne
De cet héritage.
Et je rêve de voyager le long de tes courbes
Blanches et pures
Comme une longue route
A l’horizon montagneux.
Comment aurais-je pu te garder ?
Mon silence s’est t-il imprégné en toi ?
Mon regard
Ne prise plus la passion du sexe opposé
Depuis que l’on s’est perdu.
Et les souvenirs se noient à la vu de ton visage,
et mon coeur vomit l'amour et la solitude
et les regrets font de mon regard un tombeau.
Et je voudrai encore découvrir tes seins dans la nuit,
comme des rochers que la marin découvre à la lumière du phare,
et je voudrai rêver sur du jazz,
naviguant sur ton lit, enivré par le présent voluptueux,
et je voudrai t'aimer, t'aimer, t'aimer,
mais ais je encore le droit d'aimer ?
d'aimer...
Ce mot qui tourne en boucle au fond de mes yeux,
cette promesse qui brûle en moi de mille feu,
la poésie me permet de l'effleurer,
rien qu'un peu, rien qu'un peu,
et je pense à ceux qui sont seul,
à tous ceux qui sont seul,
qui regardent ceux qui se mange la bouche
d'un air dégouté.
Et à tous ceux qui s'aiment,
brûlez vous les ailes,
faites l'amour tout le matin,
dites vous la tendresse
et des atrocités,
faites vous battre le coeur !
Un peu d'amour encore
me ferait du bien,
encore un peu de toi
ne serait pas rien,
je suis bien seul
et toi tu t'amuses -
mais la vie est belle.
La trace de mes doigts sur ton corps
S’est envolée, dissipée -
Fulgurante.
A l’image de ta beauté si douce,
Tellement lumineuse,
Tellement rayonnante.
Je ne puis penser
Que j’ai caressé cette peau
Comme personne avant,
Et je me trouve indigne
De cet héritage.
Et je rêve de voyager le long de tes courbes
Blanches et pures
Comme une longue route
A l’horizon montagneux.
Comment aurais-je pu te garder ?
Mon silence s’est t-il imprégné en toi ?
Mon regard
Ne prise plus la passion du sexe opposé
Depuis que l’on s’est perdu.
Et les souvenirs se noient à la vu de ton visage,
et mon coeur vomit l'amour et la solitude
et les regrets font de mon regard un tombeau.
Et je voudrai encore découvrir tes seins dans la nuit,
comme des rochers que la marin découvre à la lumière du phare,
et je voudrai rêver sur du jazz,
naviguant sur ton lit, enivré par le présent voluptueux,
et je voudrai t'aimer, t'aimer, t'aimer,
mais ais je encore le droit d'aimer ?
d'aimer...
Ce mot qui tourne en boucle au fond de mes yeux,
cette promesse qui brûle en moi de mille feu,
la poésie me permet de l'effleurer,
rien qu'un peu, rien qu'un peu,
et je pense à ceux qui sont seul,
à tous ceux qui sont seul,
qui regardent ceux qui se mange la bouche
d'un air dégouté.
Et à tous ceux qui s'aiment,
brûlez vous les ailes,
faites l'amour tout le matin,
dites vous la tendresse
et des atrocités,
faites vous battre le coeur !
Un peu d'amour encore
me ferait du bien,
encore un peu de toi
ne serait pas rien,
je suis bien seul
et toi tu t'amuses -
mais la vie est belle.
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