lundi 7 mars 2011

Recteur Schmitt (et autres arrêts)

J’ai rendu visite
Aux vestiges du passé en ruine -
Là où la silhouette de nos fantômes
Se tiennent encore la main,
Nappé de souvenirs amers.

Dans le dimanche drapé d’un soleil sans goût,
Je navigue à vu,
Emprisonné par un cœur en deuil,
Noué par ta douceur qui ne reviendra jamais.

Penser à toi,
A quoi cela me sert désormais ?
Si tu n’es plus dans mes bras,
A quoi bon me dire que je t’aimais ?

Ce banc,
Ce parcours,
ces bâtiments
Ces noms de rue -
La liste s’allonge
tandis que je sombre -
Peignant une vie
Qui n’est plus la mienne,
Trainant l’ennuie
Le long de mes veines.

Tandis qu'elle ne pense pas à moi

A la vue des façades illuminées de mille feux
J’ai pensé aux gens que j’aime
J’ai niché ma mélancolie dans le noir des cieux
J’y ai caché mes dilemmes.

Tandis qu’elle ne pense pas à moi
J’imagine sa silhouette caresser New-York
Mon cœur n’est qu’un morceau de bois
Ma passion n’est qu’une pièce de troc.

J’espère que le bruit de la pendule
Ne sera jamais mon seul compagnon
Car si je vie dans une bulle
De mon âme sort aussi de jolis sons.

Je porte de l’espoir dans le regard de toutes les femmes
J’y jette ma solitude et mon envie de tendresse
Mais jamais un mot, un geste et c’est bien la mon drame
Mon corps entier devient un aveu de faiblesse.

Mon histoire avec elle est aussi éphémère qu’une ombre
Mes regrets collent à ses yeux tandis que je sombre
Quand vient le soir je les laisse me brûler tendrement
Je suis un romantique et je ne peux vivre autrement.

samedi 26 février 2011

Ressuciter les fantômes

Avec toi, j’ai caressé des pages blanches,
J’ai profité des matins qui se prolongent,
Des joies de l’amour à l’ombre du soleil qui se lève.

Sans toi, j’ai noircis mes soirées de tes mots meurtris,
J’ai souris aux passantes
Et attendu que les jours s’écoulent sans bruit.

En t’attendant, j’ai lu des livres au fond des parcs,
J’ai écris des histoires sans intérêt,
Dressés des ombres sur les parois de mon cœur endolori.

J’ai creusé ton espoir,
Libéré tes yeux des larmes,
Puis le pont qui nous reliait
S’est perdu à jamais dans la brume.

Ce soir,
Je regarde des vieilles photos de nous,
De toi,
Et je me demande :
Mais qui sont ces gens ?

Tout allait trop bien

Aussitôt que la lumière s’est éteinte,
La trace de mes doigts sur ton corps
S’est envolée, dissipée -
Fulgurante.
A l’image de ta beauté si douce,
Tellement lumineuse,
Tellement rayonnante.

Je ne puis penser
Que j’ai caressé cette peau
Comme personne avant,
Et je me trouve indigne
De cet héritage.

Et je rêve de voyager le long de tes courbes
Blanches et pures
Comme une longue route
A l’horizon montagneux.
Comment aurais-je pu te garder ?
Mon silence s’est t-il imprégné en toi ?
Mon regard
Ne prise plus la passion du sexe opposé
Depuis que l’on s’est perdu.

Et les souvenirs se noient à la vu de ton visage,
et mon coeur vomit l'amour et la solitude
et les regrets font de mon regard un tombeau.

Et je voudrai encore découvrir tes seins dans la nuit,
comme des rochers que la marin découvre à la lumière du phare,
et je voudrai rêver sur du jazz,
naviguant sur ton lit, enivré par le présent voluptueux,
et je voudrai t'aimer, t'aimer, t'aimer,
mais ais je encore le droit d'aimer ?
d'aimer...
Ce mot qui tourne en boucle au fond de mes yeux,
cette promesse qui brûle en moi de mille feu,
la poésie me permet de l'effleurer,
rien qu'un peu, rien qu'un peu,
et je pense à ceux qui sont seul,
à tous ceux qui sont seul,
qui regardent ceux qui se mange la bouche
d'un air dégouté.

Et à tous ceux qui s'aiment,
brûlez vous les ailes,
faites l'amour tout le matin,
dites vous la tendresse
et des atrocités,
faites vous battre le coeur !

Un peu d'amour encore
me ferait du bien,
encore un peu de toi
ne serait pas rien,
je suis bien seul
et toi tu t'amuses -
mais la vie est belle.

jeudi 20 janvier 2011

Etoile pourpre

De mon cœur frêle et naïf,
tapi dans un nid d’ignorance –
jailli l’impatience de s’envoler à nouveau
vers cette brise colorée
Que l’on nomme amour.

Égaré et timide,
Je ne puis déployer mes ailes
trop aisément,
au risque de les briser
et de me mentir allégrement.
A la place,
je rêve de tenir le regard d’un bleu profond,
de suspendre mon vol -
le temps d’un baiser,
noyer mes pupilles dans des reflets complices,
Dans des reflets d’argent.

Je songe à ces instants,
où le doute se baigne dans un flot de certitudes –
Où chaque geste,
chaque mouvement,
traduit des mots silencieux –
où l’avenir se fait promesse,
où le visage de l’autre
est le miroir de notre amour.

Si l’espoir fait vivre,
Moi il me tue à petit feu -
Et tandis que la nuit me dévore,
Je me désespère d’espéré,
alors j’offre mes larmes
face à tant de pure beauté.

lundi 3 janvier 2011

Ces matins où on a envie d'en finir

Les réverbères surplombent
La mâchoire de fer
Qui transperce de part en part
La nuit qui s’évade.

Prisonnier de ces deux morceaux d’horizon,
Tristes et sans goût -
Je dépose mon regard
Sur la petite fenêtre illuminée d’en face.

Je ne peux m’empêcher de penser
Que ce spectacle humain
Est profondément pathétique.
Voilà,
Nous nous sommes à peu près tous enivrés
D’une belle nuit –
Mais il est temps de retrouver
Nos vies illusoires,
Le temps d’un tour de soleil.

Chaque pas me fait regretter les bras de Morphée,
Chaque marche abreuve ma mélancolie –
Les étoiles disparaissent doucement,
Pour aller briller ailleurs.
Au loin,
Elles rient de nous.

Le paysage déroule son lot de banalités,
Je voudrais être ailleurs –
Même mes rêves sont nichés au chaud.

Dans la gare sans âme,
Chaque silhouette féminine
Me fait penser à d’autres femmes –
Celles que j’ai aimées
Et que le matin égrène en souvenir.
Alors je plonge ma nostalgie
Dans leurs regards fatigués
Et dans les destinations affichées
En grosses lettres jaunes –
Mes belles absentes,
Vous êtes ici ou là bas…

Il n’y a que la solitude à mon bras.

dimanche 2 janvier 2011

Ton sourire à l'odeur de la nuit

A l’étage de la nuit bien avancé,
Nous sommes montés doucement,
Heureux.

Les lumières tapissent de satin
L’arbre désert de mon espoir.
Tu n’as plus rien à faire pour me prouver la douceur de tes mots,
La folie qu’arborent tes cheveux,
Le mystère de ton regard,
La grandeur de ta beauté.
Je t’ai joué des chansons d’amour
Qui ont échouées au large de tes draps -
Prisant tes larmes,
Prisant ton cœur.

Mais tu t’es retourné
Et tes mots bien aiguisés
Ont replongé mon sourire dans le noir.
Car il y en a toujours un autre
Pour me devancer
Et dévorer mes rêves.